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Une large zone identifiée pour l’éolien offshore, en Bretagne Nord
A l’issue de la 5e Conférence régionale de la mer et du littoral, la concertation engagée début 2010 entre tous les acteurs du littoral a permis d’identifier une large zone de 190 km2 propice à la création de parcs éoliens offshore posés, au large de Saint-Brieuc.
En juin dernier lors de la 4e Conférence régionale de la mer et du littoral, un premier point d’étape avait mis en avant deux zones susceptibles d’accueillir chacune 50 éoliennes offshore (250 Mw), l’une au large de Saint-Brieuc et l’autre au large de Saint-Malo. Pour concilier au mieux les intérêts des différents usagers de la mer (pêche professionnelle en particulier) et les impératifs énergétiques et industrielle de la Bretagne (faisabilité des projets de parcs éoliens au large), la Région Bretagne s’associe au préfet de région. ll proposera à l’Etat de créer des parcs éoliens offshore sur une seule grande zone autour de Saint-Brieuc (puissance maximum de 500 MW), avec une option sur la zone de Saint-Malo (puissance maximum de 250 MW) si la zone briochine n’atteignait pas les 500 MW.
Développer la filière des énergies marines
La Région mise sur le fort potentiel de la Bretagne pour développer une véritable filière industrielle et de recherche dans les énergies marines. Un enjeu prioritaire en Bretagne, où la production électrique est insuffisante pour satisfaire la consommation. Elle soutient l’essor de l’éolien offshore posé (seule technologie mature aujourd’hui) mais aide la recherche et développement dans les technologies moins avancées dotées d’un fort potentiel d’innovation (une plateforme technologique est en cours d’implantation à Brest) : hydroliennes, éoliennes flottantes ancrée, énergie thermique des mers, énergie de la houle…
Prêts pour le 1er appel à projets "éoliennes en mer"
L’identification de zones potentielles pour accueillir l’éolien offshore met la Bretagne en position de répondre au premier appel à projets "éoliennes en mer". Il sera lancé par l’Etat d’ici fin 2010 pour la construction d’éoliennes au large des côtes françaises en vue d’atteindre, d’ici 2020, la production nationale d’énergie marine renouvelable de 6 000 Mégawatts, fixée par la Grenelle de la mer.
