Grâce à Ixblue, les armées s’orientent avec précision

Ixblue conçoit à Lannion sa propre fibre optique qui entre dans la composition de ses systèmes de navigation et de positionnement et grâce à laquelle l’entreprise s’est hissée au rang des leaders mondiaux de son secteur.

En effet, sa technologie de navigation inertielle se présente comme une alternative incomparable aux GPS qui n’ont aucune portée sous l’eau et peuvent être brouillés et piratés. Reposant sur des capteurs d’accélération et de rotation, la technologie d’Ixblue est capable de mesurer le mouvement d’un avion, d’un bateau de la marine marchande, d’un missile ou d’un sous-marin, voire d’un satellite, et de les localiser avec une extrême précision: «C’est comme viser une fenêtre de Manhattan depuis notre bureau, à Lannion», explique Thomas Loret, en charge des systèmes de navigation.

Autonomes et d’une fiabilité à toute épreuve, ses centrales inertielles se présentent sous la forme de boîtiers plus ou moins grands et coûteux selon les modèles (de 60 à 250.000€), qui regorgent de technologies. Ces centrales ont fait leur preuve en milieux hostiles, ces endroits hors des écrans radars des GPS et autres zones blanches. Et se révèlent précieuses pour se positionner aussi bien en plein désert que par 2000 mètres de fond dans l’océan. En toute discrétion. «Seules trois ou quatre entreprises dans le monde ont atteint ce niveau de performance», revendiquent Benoît Cadier (responsable du site) et Thomas Loret.

Des armées du monde entier se sont dotées de la technologie d’Ixblue qui équipe une grande partie de la flotte internationale de sous-marins, mais aussi des chars et de nombreux autres véhicules terrestres. Début 2018, Ixblue (Brest) a remporté le programme des 5 futures FTI (frégates de taille intermédiaire) face à Safran, dont la tête de série doit être livrée par Naval Group d’ici fin 2023. Pour garder une longueur d’avance, Ixblue consacre 20% de son chiffre d’affaires à la R&D. La société mise également sur l’export tout en restant attentif à  l’écosytème local, riche en entreprises comme Ekinops et Keopsys, au contact desquelles naissent des projets de collaboration.

 

Sources : Ouest France – 02/11/2017, Mer et marine – 12/01/2018

Crédit photo : Ixblue