Sabella reste convaincue par l’hydrolien

Contrairement à Naval Group qui se désengage de l’énergie hydrolienne faute de soutien public et de perspectives commerciales suffisants, Sabella (Brest), de son côté, poursuit le développement de sa technologie et prévoit installer une usine à Brest.

En 2015, Sabella a immergé puis raccordé au réseau électrique d’Ouessant son hydrolienne D10. Jean-François Daviau, PDG de l’entreprise, souhaite « démontrer et consolider la fiabilité de ses solutions hydroliennes sur les marchés de niches que représentent les territoires insulaires ou littoraux éloignés et non raccordés », afin d’éviter le recours à une production électrique fournie par la combustion d’énergies fossiles.

Pour développer son hydrolienne, Sabella a investi 13M€ et bénéficié de 6,5M€ d’aides publiques. Elle a réalisé deux levées de fonds en 2014 (4,3M€) et en 2016 (8M€).

Depuis sa première immersion, l’hydrolienne a été améliorée et présente une puissance de 1MW. En septembre, elle sera de nouveau immergée dans le passage du Fromveur et raccordée à l’île d’Ouessant pour une exploitation de 3 ans. Elle devrait fournir 15% des besoins en énergie de l’île qui compte 800 habitants, contre 5% lors de la première opération.

L’objectif est d’immerger deux autres hydroliennes d’ici 2021 pour couvrir 35 à 40% des besoins en électricité. A noter que les îles d’Ouessant, Sein et Molène bénéficient d’un programme de mix énergétique (boucles énergétiques locales, soutenues par la région) (lien article Ouessant).

Simultanément Sabella développe des prospects et avant-projets tant en France qu’à l’international, sur des zones non raccordées au réseau électrique. Par exemple, elle a conclu un partenariat avec une compagnie pétrolière aux Philippines en 2017.

 

Sources : Ouest-France – 02/08/2018, Lettre API – 12/09/2017 et 30/05/2018